Richard Riani à New York

Auteur Florence Labache Date

Richard Riani est l’un des meilleurs plasticiens réunionnais. Avec ses oeuvres il fait le tour de la planète et cette année, son aventure internationale l’emmène à  Séoul, New York, Tokyo, Paris et Miami.

Lorsqu’il parle peinture ou sculpture, Richard Riani est intaris­sable. Il évoque avec passion cette flamme de la création qui l’anime chaque jour. Cinq belles exposi­tions internationales rythmeront son année. Le Saint-Pierrois nous raconte tout.

« - Vous vous envolerez dans quelques jours direction New York. Vous avez déjà exposé aux États-Unis...

-    Oui, et c’est une chance de pouvoir faire découvrir à nouveau mon travail. Mes oeuvres partent, et moi aussi avec. ]e ne pourrai pas partir sur les cinq expositions internationales que je fais cette année, mais pour les États-Unis je tenais à y être.

-    Comment avez-vous réussi à convaincre les galeries ?

-   Je travaille avec une galerie japonaise à Paris depuis cinq ans. Et le responsable de Japan Art Gallery Association est venu voir mon exposition au musée Léon Dierx. C’est comme ça que j’ai décroché ces cinq expositions par an. Cela fait plus de 30 ans que je véhicule l’art contemporain réunionnais a travers le monde. C’est un honneur de pouvoir représenter l’Île. J’ai fait une exposition à Séoul (Corée du Sud) en février dernier. Du 21 au 24 avril mes œuvres seront exposées à Artexpo à New York (États-Unis). Mes mythologies passeront au Carrousel du Louvre à Paris en octobre. Enfin je termine l’année au Spectrum à Miami (États-Unis) en décembre.

-    À chaque destination, des œuvres différentes ?

-    En fonction du thème et des lieux, j’envoie des œuvres- différentes. J’ai envie de montrer aux gens que je suis créatif.

-    Qui prend en charge l’envoi de vos œuvres dans ces différents pays?

-   C’est moi. Si j’habitais Paris, ça aurait été pris en charge mais depuis La Réunion, c’est plus compliqué et plus coûteux. Je perçois une aide de la Région qui me permet d’envoyer mes peintures. Envoyer des sculptures reviendrait trop cher. J’ai fait des demandes d’aides auprès de la DACOI et de la ville de Saint- Pierre mais je n’ai reçu que des réponses négatives.

-    L’un de vos projets a été également retenu par l’Unesco...

-    Il s’agit de mon projet de vidéo sur la responsabilité de l’artiste dans son environnement. Il a été sélectionné avec 180 autres pays pour sensibiliser les citoyens sur le recyclage de nos déchets.

-    Dans vos œuvres le bleu prédomine. Expliquez-nous ce choix...

-    J’aime bien le bleu. Chaque peintre a sa couleur. On me reproche parfois de ne pas peindre La Réunion avec mes mythologies mais le bleu représente cette mer que j’ai en face de moi tous les jours et le ciel bleu magnifique au-dessus de La Réunion.